16 décembre 2008
Jocelyn, étudiante star
Jocelyn, filleule d'enfants du Mékong
Vidéo envoyée par EnfantsduMekong
Voici le film qui a été diffusé lors des cinquante ans d'Enfants du Mékong. Vous y apercevez le foyer de Butuan, avec le traditionnel dîner sur les tables en plastique à la fin, et la famille de Jocelyn, qui vit à quelques kms de la ville.
Making off
Ce film, je vous en avais déjà parlé, lorsque l'équipe du tournage était venue nous rendre visite. Allez faire un p'tit tour ici si le coeur vous en dit.
Et aussi là, pour revivre le duo magique de Jocelyn et sa maman à la guitare.
Souvenirs, souvenirs...
10 novembre 2008
Une journée dans un foyer aux Philippines...
Nouveau texte, à découvrir sur le blog d'Enfants du Mékong!
Cliquez ici.
25 octobre 2008
Enfants du Mékong se met au blog...
Et même que j'ai eu l'honneur infini d'y être invitée pour écrire mes délires! Ca vous fait bien plaisir, j'en suis sûre...
Faites-y un tour; y a des nouveaux articles tous les jours (sont dynamiques, chez EDM): the blog.
Aussi, tant qu'on y est, je vous informe du plus grand événement de tous les temps, à savoir les 50 ans de l'association, qui seront célébrés les 22 et 23 novembre prochains à Paris!
Et là, le scoop, c'est que:
1) j'y serai (ce qui, on est d'accord, n'est pas vraiment capital, mais quand même).
2) Jerson et Jocelyn, nos étudiants stars du foyer de Butuan, déjà venus en France en mai dernier, y seront aussi!!!! Avec d'autres jeunes parrainés par l'association, et des responsables de programmes venus tout droit du Cambodge, du Vietnam ou de Thailande.
Bref, ça va être l'Asie à Paris, et ça va être top: fun, instructif, et émouvant. J'en pleure déjà.
Plus d'infos et tout le programme sur www.enfantsdumekong.com
21 octobre 2008
Allez, encore quelques vidéos...
J'ai retrouvé des vidéos sympas en triant mes photos des Philippines! Notamment deux assez étonnantes que j'avais prises il y a quelques mois à Tagpalico. Vous vous souvenez? Ce village au milieu de nulle part, dans la jungle, où vivent des tribus indigènes... Là où vous allez passer vos prochaines vacances...
Pour feuilleter à nouveau la brochure, faites un tour ici.
Dansez donc, les amis!
Lumad dance in Philippines
Entraînez-vous à danser comme les tribus lumads de Tagpalico!
Et un poulet dans la tronche!
Une remise de diplômes à Tagpalico, dans la jungle. Le sorcier balance des poulets au visage des jeunes diplômés. Personnellement, je n'aimerais pas trop, mais là-bs, c'est une bénédiction... Allez savoir.
11 octobre 2008
Framboises et vélo
Dans mon ré-apprentissage de la vie parisienne, il y a aussi des bons côtés.
D'abord, il y a toutes ces bonnes choses à redécouvrir. Et à manger.
Le confit de canard de ma grand-mère.
La pintade aux pommes de mon dad.
Le crumble aux fruits rouges de ma mum.
Et puis, il y a les macarons.
C'est tellement bon, un macaron... J'avais oublié à quel point c'était bon. Surtout aux framboises.
Ma soeur, en plus d'être experte en mode, est aussi experte en macarons. Ca tombe bien, y en a des délicieux juste à côté de son lycée.

Ils font aussi de très bonnes tartes aux framboises.
Le goût du sucré se transmet de mère en filles, c'est bien connu, et maman aussi aime bien les desserts aux framboises...
Comme il faut bien éliminer toutes ces douceurs, j'ai décidé de reprendre mon vélo. Ah, quel plaisir d'arpenter les rues de Paris sur son deux roues! Surtout quand on est sûr que tout le monde vous voit, même les hirondelles, et que donc personne ne vous foncera dessus... J'ai en effet retrouvé la veste que je portais à Londres pour aller au boulot, un truc qui fait mal aux yeux tellement c'est jaune et fluo...
Malheureusement, mon coach vestimentaire a déclaré que cette tenue devait me faire oublier toute velleité de ressembler à une vraie parisienne, un jour...
Zut, alors. Je trouvais ça super chic, moi.
10 octobre 2008
Les retrouvailles
Après 18 heures de trajet et une correspondance à Londres, j'ai enfin posé le pied sur le sol français, 13 mois après l'avoir quitté. Un aéroport ne ressemblant jamais vraiment à un autre, les retrouvailles à Charles de Gaulle furent bien plus gaies que les adieux de Butuan... Et je découvris tellement heureuse toute ma famille qui m'attendait!
Autour d'une pizza, on s'est raconté les derniers mois écoulés depuis leur visite aux Philippines, et ils m'ont prévenue: cette fois-ci, pas question de repartir dans les 15 jours, ou ils me volent mon passeport... Il faut donc que je redevienne parisienne. Evidemment, vous vous en doutez, ce n'est pas gagné.
D'abord, il y a la tenue.
Sur les conseils avisés de ma soeur, experte en mode et visiblement affligée par le look de son aînée, j'ai dû quitter mes tongs jaunes et mes tshirts à tigre, et adopter un look plus conventionnel:
Me voilà fin prête pour affronter mon premier trajet en métro puis RER, et aller rendre visite à mes chers grands-parents, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.
Pap m'attendait à la gare du Vésinet; et en me serrant dans ses bras, il a dit: "ce fut une belle expérience, non?".
Oui, Pap, ce fut une sacrée expérience...
Une fois arrivée devant le portail vert, j'ai couru pour embrasser ma grand-mère qui m'attendait sur le perron. Evidemment, avec Ninine, on a pleuré, puis beaucoup ri, puis pleuré encore...
J'avais emporté quelques photos des Philippines, mais ils en connaissaient la plupart, et mes aventures au pays des carabaos n'avaient plus aucun secret pour eux du fait de ce blog.
On a mangé du confit de canard qui sentait bon le sud-ouest, et un crumble au chocolat dont j'avais tellement rêvé depuis mon village perdu... Bien sûr, Pap n'a pas résisté au plaisir de sortir son célèbre dictionnaire, et nous avons été vraiment déçus de ne pas y trouver le mot "sigbin"...

J'ai aussi découvert le fabuleux ordinateur dont ils se sont équipés après mon départ. Pour être sûre de tout bien faire comme il faut, Nanine s'était équipée d'un petit carnet en cuir, sur lequel elle notait tout, absolument tout. Je n'ai pas résisté à prendre en photo une des pages, mais ma grand-mère m'a prévenue: "oh, ça, c'était y a bien longtemps, quand j'ai commencé à m'en servir. Je ne m'en sers plus maintenant".
Je sais bien, Nine, va...
Parce qu'il faut arrêter de nous raconter des bêtises sur les difficultés de nos ainés à s'adapter au monde moderne. Même si Ninine compte parfois encore en anciens francs, elle se sert de Skype aussi bien que de son four à micro-ondes; et même qu'elle envoie des mails à tous ses p'tits enfants, d'Espagne, de France ou d'ailleurs...
Pour reprendre l'une des expressions fétiches de mon grand-père, c'est pas la moitié d'une imbécile, ma grand-mère...

Emotions et fou rire du dernier jour
Les adieux aux Philippines ont parfois quelque chose de déchirant. Tout le monde pleure, on se dit qu'on s'aime, "tu vas me manquer", "oui toi aussi", "prends soin de toi", "on se reverra, tu crois?". Bref, on se croirait dans un épisode de Dallas, en pire. Parce que c'est pour de vrai, et pas derrière la télé.
A l'aéroport, un bon nombre d'étudiants était là, et je n'en menais pas large. Surtout quand mes chouchous se sont mis à entamer la chanson "Fall for you" et ses paroles à fendre tout coeur normalement constitué, même de pierre... "a girl like you is impossible to find, impossible to find...". Je les entendais chanter en m'éloignant le plus dignement possible vers mon avion Cebu Pacific, mais je n'étais pas très fière...
Heureusement, Tonio et David, nos mammouths nationaux, égayaient l'atmosphère; et Laeti et Caro avaient eu la bonne idée de rentrer le même jour à Manille. Ca m'a évité de pleurer comme une madeleine dans la salle d'embarquement, en écoutant en boucle ma nouvelle chanson favorite.
A la place, on a mangé des mangues séchées en riant aux bêtises de Fifille.

de gauche à droite: Sister Pamela et Sister Raquel, les Soeurs de choc du foyer de Butuan; Isagani à la guitare; Jerson et Simplecio.
Une fois arrivée à Manille, j'ai à peine eu le temps de réaliser que Butuan, les étudiants, le foyer, tout cela avait véritablement pris fin, qu'il me fallait déjà courir derrière Fifille, toujours à l'affût d'idées bizarres. Elle s'était hissée sur le tapis à bagages essayant visiblement de se faire passer pour une valise humaine... J'suis pas sûre qu'on lui ai donné assez de repères, à notre fille??!
09 octobre 2008
Attention aux dinosaures...
Me voici de retour à Paris, au milieu du bruit, des têtes de 3 mètres de long des usagers du métro qui semblent avoir enterré père et mère chaque matin, et des klaxons des chauffeurs de taxi ("tu vas te bouger, grosse vache, ouais?? mais t'as eu ton permis dans une pochette surprise ou quoi???").
Sont pas polis, les parisiens, quand même...
Heureusement, il me reste encore quelques trucs beaucoup plus rigolos à vous raconter. Comme mes derniers jours à Butuan city, par exemple... Vous avez déjà pu voir (ou entendre) les conséquences catastrophiques de 6 volontaires réunis à Butuan city et nos massacres musicaux.
Mais je ne vous ai pas encore raconté la big fiesta avec les étudiants.
Le dernier dimanche, on est tous parti au bord de la mer, à 80 sur le toit d'un camion. Voyage épique comme vous vous en doutez.

Quand on est arrivé à Jurassic Park, là où des milliers de dinosaures encore vivants vous attendent pour vous dévorer tout crus (aaaaahh), on se serait presque cru au paradis:
Ensuite, on a découvert stupéfaits les talents créatifs de nos chers étudiants. Visiblement, les quelques cours de français du dimanche après-midi ont porté leurs fruits...
Comme dans une cérémonie officielle, on a du s'asseoir sous le panneau, David et moi, avec une exposition de tupperwares géants qui débordaient de nouilles fries et autres spécialités locales juste devant nos yeux. Bizarrement, on a réussi à ne pas se jeter sur la nourriture avant le signal...
Ensuite, il y a eu les discours, d'Emie (qui croit aux sorcières), de Nanay (la grand-mère de Jubilo), des responsables de programmes, de quelques étudiants, et même des nos beaux volontaires-chanteurs qui n'ont pas pu y couper! Et puis, j'ai eu droit à une belle chanson du Mékong band, et quelques cadeaux parfois difficiles à porter!



Défilé de mode, avec les cadeaux des étudiants!
Les jeunes avaient organisé plein de jeux débiles, et ils s'en sont donné à coeur joie:
Et à la fin, on a tous barboté dans de l'eau bleue comme vos yeux.

Décidément, les dinosaures des Philippines sont bien plus sympathiques que les chauffeurs parisiens...


























